Passer au contenu principal

[DB-ST] Compte-rendu de la réunion du groupement Doublage / Sous-titrage / Audiodescription du 8 octobre 2019

Actualités [DB-ST] Compte-rendu de la réunion du groupement Doublage / Sous-titrage / Audiodescription du 8 octobre 2019 Réunion du groupement Doublage / Sous-titrage / Audiodescription du 8 octobre 2019 1. Retards et délais de paiements2. Liquidations judiciaires3. Attestations4. Tarifs5. Les plateformes6. Réformes sociales7. Retraites8. Impôts9. Divers 1. Retards et délais de paiement Laboratoires mis en cause : Lylo, Lysi. Les bons de commande de VSI Paris (Chinkel) portent la mention « Paiement à 60 jours fin de mois » et peuvent être irréguliers. Dubbing Brothers paie toujours à 90 jours fin de mois. Aux auteurs de signaler au SNAC les labos dépassant le délai légal (45 jours fin de mois), en fournissant si possible le nom du responsable de la société afin que l’on fasse un rappel, voire un signalement à l’URSSAF ou à la Répression des fraudes (il faudra voir si ces derniers peuvent être faits de façon anonyme ou au nom d’une personne ou d’un collectif). Il faut noter que les services sont débordés et que le signalement a peu de chances d’aboutir. Pour un signalement en personne, l’auteur risque également d’être blacklisté par le labo. En ce qui concerne les labos basés à l’étranger, les moyens d’actions sont plus réduits et fonction des législations nationales. 2. Liquidations judiciaires Les auteurs ayant des notes en souffrance doivent produire leur créance par recommandé (formulaire CERFA) dans les deux mois suivant le jugement pour faire savoir au liquidateur judiciaire qu’elle est « privilégiée » et non « chirographaire ».Concernées ces derniers temps : Mars Films, Stardust Prod, Cinécim. Pour ne pas être considéré comme tacitement complice lors d’un redressement ou retard de paiement, utiliser l’ARCA (Accusé de Réception de Commande d’Adaptation) ou faire figurer le délai légal sur sa note de droit d’auteur. 3. Attestations Certaines sociétés refusent d’en fournir, d’autres n’existent plus. Dans ce cas, faire une déclaration sur l’honneur en précisant bien le nom de la société et le commanditaire, sinon le dépôt peut être bloqué en commission. 4. Tarifs Toujours très disparates selon les labos et les commanditaires. Toutes les majors ne respectent pas les tarifs préconisés par le Snac. En doublage cinéma, ce sont les labos qui paient les auteurs directement et les tarifs sont plus proches de la préconisation. Sous-titrage vers l’espagnol : tarifs bas sauf pour l’institutionnel. Baisse de tarifs en cours de saison (séries) : en l’absence de contrat ou bon de commande, un mail ou une NdA déjà réglée mentionnant le tarif accepté en début de saison devrait suffire à justifier de conserver le tarif initial. En voice over, on obtient le tarif préconisé, voire plus, quand on travaille directement pour le client (distributeur, société de production…). Via les labos, on tourne plutôt autour de 15 à 20 euros la minute, ou au forfait. Audiodescription : les tarifs ont globalement encore baissé. Même les auteurs qui sont imposés et/ou bien installés ne travaillent pas toujours qu’au tarif préconisé. (Y compris pour Netflix quand imposés par la prod). 5. Les plateformes Question : faut-il ajouter un tarif native « plateformes » à la liste des tarifs préconisés, compte tenu des droits d’auteur très bas ? Les grands films cinéma risquent de ne plus être diffusés sur Canal+. De plus en plus de programmes destinés aux plateformes génèrent des droits Sacem équivalents à ceux de Netflix. 6. Réformes sociales A partir de 2020, la déclaration de revenus artistiques à faire sur le portail de l’Urssaf remplace la déclaration AGESSA. T&S : pour les traitements et salaires, elle sera normalement préremplie , mais on pourra faire une déclaration rectificative. Il faudra ajouter par exemple les revenus provenant de l’étranger. Les auteurs doivent créer leur espace personnel sur le portail URSSAF. Les auteurs en TS recevront un code de connexion par voie postale fin de premier trimestre 2020 pour créer leur compte sur le portail de l’URSSAF. BNC : les auteurs en BNC recevront un code de connexion par voie postale avant la fin de l’année. On ne peut pas arrêter le prélèvement de 6,90 %, sauf si l’on dépasse le plafond de la sécurité sociale auprès d’un seul client. L’URSSAF calculera le trop-perçu et nous remboursera sur demande. Il faudra donc fournir son RIB. Cette cotisation sera déduite des revenus en année N, si remboursement d’un trop perçu, celui-ci sera imposable en année N+1. BNC : pas de problème puisque l’on paie après. Normalement, en T&S (cotisations précomptées), tous les clients devraient envoyer les règlements accompagnés des attestations de précompte. L’AGESSA est censée envoyer un « Flash Info Auteur » sur le calendrier des réformes. La Mesure de compensation du pouvoir d’achat (CSG) est renouvelée pour 2019. Aller voir dans son espace AGESSA comme l’an dernier à partir de fin octobre. Les assujettis en 2018 et 2019 devraient pouvoir récupérer la somme rétroactivement, sur demande et en justifiant des sommes encaissées par des certifications de précomptes des clients ou des tiers versants. A partir de 2020, la CSG devrait être déduite des cotisations. > Le 0,4 % déplafonné sera supprimé> Le 6,9 % passera à 6,15 % 7. Retraites IRCEC En cas de difficultés de paiement, il est possible d’obtenir un échéancier de paiement sur demande, ne pas hésiter à contacter l’IRCEC. RACL Devrait-on passer au prélèvement contemporain (en temps réel) ? Rachat de trimestres On peut toujours le faire jusqu’en 2021 ou 22, mais cela coûte cher et mieux vaut parfois continuer à travailler un ou deux ans de plus. A chacun de faire le calcul en demandant un devis. Réforme des retraites Le nouveau système, dont on ne connaît pas encore les détails, ne devrait s’appliquer que sur les années cotisées à partir de 2025. Cela ne changerait donc rien pour ceux qui sont à moins de cinq ans de la retraite. 8. Impôts T&S Frais réels : indiquer le brut dans la case revenus droits d’auteur et ajouter toutes les cotisations réglées ou précomptées à la liste des dépenses. Abattement forfaitaire : déclarer le net imposable moins les cotisations à déduire. Si on a modulé ses prélèvements (acompte mensuel ou trimestriel) à la baisse et qu’on a gagné plus que prévu, il faut

[DB/ST] Enquête sur traduction et adaptation audiovisuelle

Actualités [DB/ST] Enquête sur traduction et adaptation audiovisuelle Cette enquête sur les professionnels de la traduction et de l’adaptation audiovisuelle concerne tous les auteurs, pas uniquement ceux membres de la Scam. En répondant à ce questionnaire (prévoir environ une dizaine de minutes), les auteurs du secteur permettront la réalisation d’une enquête utile à une meilleure connaissance de leur métier et des conditions pratiques pour l’exercer. Attention, si vous avez déjà répondu à l’enquête, inutile d’y répondre à nouveau pour éviter de fausser les résultats. Nous publierons les éléments essentiels sur les résultats lorsqu’ils seront rendus publics. Accéder au formulaire de l’enquête

[DB-ST-AD] Prochaine réunion de groupement : 8 octobre 2019

Actualités [DB-ST-AD] Prochaine réunion de groupement : 8 octobre 2019 Le Groupement Doublage / Sous-titrage / Audiodescription se réunira : Mardi 8 octobre 2019 de 10h00 à 12h30 au Snac – 80, rue Taitbout – 75009 Paris. Ordre du jour : Le point sur la réforme des retraites et la mission Racine. Sacem : bilan de la réunion de juin. Discussions autour des dernières répartitions de droits : lisibilité, montants, réclamations. Discussions autour d’une catégorie de tarifs spécifiques pour les adaptations à destination des diffusions natives sur les plateformes : raison et/ou argumentaire, démarches éventuelles, quel tarif ? Echange sur la situation réelle des tarifs pratiqués : baisse et difficultés de paiement. Rencontres Ataa – Upad – Snac. Lancement du questionnaire Scam sur les traducteurs. Questions diverses   Nous rappelons aux membres du Snac qu’ils peuvent inviter à participer à une réunion du groupement, leurs consœurs ou confrères qui ne seraient pas adhérent(e)s. Toutefois, il va de soi que seul(e)s les auteurs.trices membres du Syndicat peuvent prendre part aux votes éventuels qui ont lieu en réunion. Nous souhaitons pouvoir compter sur votre participation à nos discussions. Le Bureau du Groupement Doublage / Sous-titrage / Audiodescription.

Forum Itinérant de la Musique à l’Image : table ronde, 12 septembre, festival fiction TV La Rochelle

Actualités Forum Itinérant de la Musique à l’Image : table ronde, 12 septembre, festival fiction TV La Rochelle Le 12 septembre de 10h30 à 12h30 au cinéma CGR Le Dragon salle 4, la 6ème édition du Forum Itinérant de la Musique à l’Image (FIMI). Inscription aux tables rondes par mail auprès de : Sandrine Zoller 05 46 44 96 48 – Dans la limite des places disponibles. Proposé par le SNAC, L’UCMF et Cristal Publishing, le FIMI est un espace d’échanges qui prend la forme de tables rondes et s’adresse à tous les acteurs concernés par la musique à l’image et ses enjeux : producteur, éditeur, compositeur, réalisateur, superviseur musical, avocat, diffuseur, organisme de gestion de droits.Programme de la table ronde : deux thèmes – discussions autour d’une Convention interprofessionnelle pour l’écriture et la fabrication de la musique à l’image : présentation des éléments principaux d’un instrument de référence, voire de régulation, défini entre les professionnels et accepté par les différents maillons de la filière (seule une attitude commune et responsable des compositeurs et de l’ensemble de la filière permettra une défense de ce métier). – un an après les nouveaux contrats d’édition rédigés par les organisations d’éditeurs de musique : quelle application dans l’audiovisuel pour des nouveaux contrats conformes au Code des usages et des bonnes pratiques signées en octobre 2017 ? Avec Pierre-André Athané – modérateur (compositeur) Avec la participation de : Olivier Daubry (compositeur), Eric Debègue (éditeur),  Sophie Deloche (productrice), Alexandre Lesertisseur (compositeur), Juliette Metz (éditrice), Emmanuel de Rengervé (délégué général du SNAC).

Les vidéos des Etats Généraux du livre du 4 juin 2019

Actualités Les vidéos des Etats Généraux du livre du 4 juin 2019 Si vous voulez consulter les vidéos disponibles de la journée des Etats Généraux du livre, 4 juin 2019 à La Maison de la Poésie, vous pouvez cliquer ici pour accéder aux différents éléments vidéo disponibles pour la journée  : les témoignages d’auteurs et divers moments des discussions.

Mars films – Redressement judiciaire 1er août 2019

Actualités Mars films – Redressement judiciaire 1er août 2019 Un jugement de redressement judiciaire en date du 1er août 2019 a été rendu dans le dossier de la société Mars films. Certains auteurs ont reçu des courriers de la part de l’administrateur judiciaire, Me Xavier Brouard, mais il n’est pas certain que ce soit le cas de tous les auteurs. Compte tenu de la date du jugement de redressement judiciaire, les auteurs ayant des notes de droits d’auteur non réglées par cette société doivent produire leurs créances auprès de l’administrateur judiciaire sous 2 mois à compter de la publication du jugement de la procédure de redressement judiciaire au BODACC ou à compter de la réception du courrier du mandataire. Lire le formulaire de déclaration de créance Lire la notice sur la déclaration de créance

[DB-ST] Compte-rendu du rendez-vous SACEM du 15 mai 2019

Actualités [DB-ST] Compte-rendu du rendez-vous SACEM du 15 mai 2019 Rendez-vous SACEM du 15 mai 2019 Présents pour la Sacem Olivier Le Covec (département documentation et répartition) Cécile Rap-Veber (directrice des licences et de l’international) Thibaud Fouet (directeur des relations sociétaires) Mélanie Loubersac (directrice répartition audiovisuelle) Caroline Ponsort (documentation audiovisuelle doublage/sous-titrage)   Présents pour le Snac Perrine Dézulier, Samuel Bigot, Anthony Panetto, Odile Manforti (auteurs et autrices de doublage et de sous-titrage) Emmanuel de Rengervé (délégué général)   1. Les versions multilingues en 20192. Le portail Sacem3. Projet d’une journée Sacem destinée aux professionnels du doublage et du sous-titrage4. Divers 1. Les versions multilingues en 2019 Lecture du mail d’Isabelle Audinot par Emmanuel de Rengervé. Olivier Le Covec a conscience que le système n’est pas satisfaisant, le processus de répartition doit pouvoir intégrer deux auteurs différents pour la VM. En termes d’échéance, on évoque courant 2020. La répartition de juillet 2019 se fera sur le même système que l’année dernière. Le Snac souhaiterait plus de communication sur le modèle de tableau et la clé. En l’absence d’éléments nouveaux, le modèle de l’année précédente peut être repris. En 2018 : 72 auteurs ont touché de la VM. Beaucoup d’auteurs de sous-titrage se demandent si cela vaut la peine de faire des tableaux (voire d’adhérer à la Sacem) pour si peu de droits, d’où ce faible nombre de 72. Pour le moment, Octave est en chantier sur les œuvres musicales. Les œuvres audiovisuelles seront traitées ensuite, d’où l’objectif de 2020. Le système Octave devrait changer le rattachement de l’œuvre pour associer plusieurs auteurs sur une même diffusion, ce qui permettrait de mettre fin au système actuel de débit/crédit entre VF et VOST. Un descriptif très clair d’Octave est annoncé par Cécile Rap-Veber, ainsi qu’un résumé des données nécessaires pour les nouveaux auteurs. Concernant la répartition pour les langues autres que le français : on partirait sur la même réserve que sur la vidéo, mais il n’y a pas de demande de la part des auteurs actuellement. 2. Le portail Sacem Les nouveaux feuillets manquent de transparence pour les auteurs et rendent le contrôle plus difficile, notamment, en raison de l’absence de titres des œuvres. (Emmanuel de Rengervé cite l’exemple du courrier de Maï Boiron dénonçant la très mauvaise ergonomie de la présentation des feuillets) Concernant le rectificatif crédit : en raison du manque de précisions sur le feuillet, les auteurs sont dans l’obligation d’envoyer un mail pour avoir le détail. Si le montant d’une réclamation peut être estimé, le versement d’un acompte de 95 % du net est mis en place (mais sans détail des titres). En 2020, une refonte complète de la présentation des répartitions détaillées est envisagée. La Sacem propose de constituer un groupe de travail pour recueillir les doléances des auteurs de doublage/sous-titrage pour la rentrée 2019. Emmanuel de Rengervé pense qu’il faudrait informer les auteurs sur la façon de faire leurs réclamations afin d’optimiser le résultat. Ce serait un gain de temps pour les auteurs et pour la Sacem. Eventuellement sous forme de tutoriel ? Pour les réclamations : écrire à Thibaud Fouet Cécile Rap-Veber rappelle que l’audiovisuel est la première source de collecte de la Sacem. L’importance du sous-titrage et du doublage n’est donc pas négligeable. La priorité sera la documentation et la répartition pendant les deux prochaines années. Le chantier concernant l’adhésion et le dépôt en ligne est prévu pour 2019. En 2020, il devrait être possible pour un auteur d’extraire tout son catalogue (c’est actuellement impossible pour tous les créateurs.) La liste des chaînes individualisées sera communiquée à l’occasion de la répartition de juillet. Le Snac demande s’il serait possible d’avoir un document de synthèses pour les plateformes et les opérateurs qui sont pris en compte dans les répartitions. Concernant les chaînes étrangères, la Sacem ne peut recevoir les infos que de la société sœur (établissement d’une liste des chaînes concernées en projet) Dans le cas de la chaîne Altice, une procédure est à prévoir car le groupe Next refuse de signer un contrat.Pour Netflix, la Sacem a négocié le meilleur taux au monde, ce contrat est valable uniquement France (3,75 % des recettes abonnements)Tfou Max refuse de payer pour le moment. Pour Amazon, les conditions sont proches de celles de Netflix (mais la plateforme ne fournit pas le nombre de streams par programme) En ce qui concerna Apple, la Sacem est déjà en négociations pour le prochain lancement de la plateforme. Et pour la plateforme Disney, les conditions devraient être les mêmes que pour Netflix. Pour toutes les plateformes, plus il y aura d’abonnés, plus la valeur du stream augmentera. Tous les tarifs officiels sont disponibles sur le site de la Sacem. 3. Projet d’une journée Sacem destinée aux professionnels du doublage et du sous-titrage La dernière journée date de 2007, une nouvelle est envisagée depuis 3 ans. L’ensemble des projets concernant Octave serait à présenter sur cette journée. En septembre/octobre 2019 : mise en place d’un agenda pour une journée au cours du 1er trimestre 2020 (cf éléments déjà mis en place avec Claire Giraudin, plus mise à jour avec de nouveaux points) 4. Divers Évocation de la menace des contrats buy-out qui pourraient être proposés aux auteurs. Avec l’aimable autorisation d’Odile Manforti.

[AG du SNAC] Rapport moral du président

Actualités [AG du SNAC] Rapport moral du président A l’occasion de l’assemblée générale du SNAC qui a eu lieu le jeudi 20 juin 2019 dans les locaux du syndicat, le président Pierre-André Athané a ouvert la séance par son rapport moral. L’occasion de faire un bilan politique de notre action durant son mandat.  Chers amis, chères amies, Nous voici réunis pour ce rendez-vous annuel de l’assemblée générale du SNAC, moment important de la vie de notre syndicat et je vous remercie d’être venus y participer. Le SNAC est notre maison, votre maison, nous nous y sentons bien, elle est porteuse d’histoire, de combats passés et présents qui l’ont enrichie et je vous le dis à nouveau cette année au terme de mon troisième mandat : je suis très heureux d’être votre Président. Tous ces visages que je croise souvent ou moins souvent me sont maintenant familiers, certains d’entre vous sont devenus des amis, et ce temps que je consacre à ma fonction a pour moi beaucoup de sens car il est mis au service d’une organisation d’abord très singulière car transverse à plusieurs métiers de la création et ensuite extrêmement active sur tous les fronts, toutes les actions, tous les dossiers qui concernent les auteurs, les autrices et leur devenir. En tête de ligne de cette action il y a toute l’équipe des salariés du SNAC, Ariane d’Amat, Sylvie Saracino, Xavier Bazot pour le bulletin et bien sûr notre Délégué Général Emmanuel De Rengervé, qui mène cette barque avec talent comme toujours. La tâche est lourde, peut-être même de plus en plus lourde, et rendre hommage à son travail et à celles et ceux qui le secondent n’est pas seulement une tradition du rapport moral de chaque année, elle est une nécessité car…sans eux, franchement, ça avancerait beaucoup moins vite ! L’action du SNAC, chaque année et peut-être plus particulièrement dans les deux dernières années, est intense et multiple, Emmanuel va vous détailler son contenu dans son rapport d’activité, chacune et chacun des membres, ceux du conseil notamment y participe de son mieux et je les en remercie car parfois les uns et les autres vous vous demandez sans doute : mais à quoi ça sert ? Car il y a souvent matière à se décourager : participer à de longues réunions parfois rébarbatives, où se répètent les mêmes choses, se reproduisent les mêmes débats semble souvent fastidieux et inutile. On nous consulte bien davantage qu’on nous écoute c’est indéniable. Il y a les actions qu’on peine à mener à leur terme, les défections parfois des uns ou des autres, les courriers sans réponse…Pourtant au fil du temps, et de ma présence dans ce paysage militant j’ai acquis une conviction : la parole des auteurs et autrices compte, elle finit par être entendue, la ténacité et la continuité dans l’action porte ses fruits, fait avancer les idées, fait changer certaines mentalités, et, surtout quand nous agissons en lien avec les autres organisations comme pour la Directive Européenne sur les droits d’auteurs, conduit à des succès. Il faut pour cela de la patience, du temps, des convictions claires et au SNAC nous en avons et nous en aurons toujours car nous sommes à notre place dans ce combat essentiel : la défense des créateurs, de leur identité, de leurs statuts social et fiscal et de leurs droits. Posons-nous maintenant la question d’usage : comment se porte le SNAC, et que peut-on dire de cette année 2018-2019 ? Tout d’abord une bonne nouvelle, en 2018 nos comptes étaient à l’équilibre et même pour la 1ère fois depuis plusieurs années en excédent et tout porte à croire qu’il en sera de même, sauf accident, en 2019. Cela nous permet de respirer un peu même si nous savons que notre santé financière reste fragile et surtout dépendante des subventions qui nous sont accordées, notamment par le ministère de la Culture et la SACEM. Même si nous veillons à garder notre pleine indépendance de pensée et d’action à l’égard de tous y compris de ceux qui nous aident financièrement, il conviendrait à mon avis de lancer d’urgence une campagne auprès des autres sociétés d’auteurs pour rééquilibrer nos sources de financement, et de réfléchir en général à tout ce qui pourrait nous donner de l’air et pourquoi pas alléger la charge de travail de nos salariés. L’action du SNAC est subventionnée parce qu’elle est nécessaire, et que nos bailleurs de fonds ont besoin de nous à de nombreux égards. Mais allons frapper aussi à d’autres portes pour augmenter notre force, et nos possibilités d’action. De l’action cette année , il y en a eu et il y en aura, depuis le combat pour faire passer la Directive sur le droit d’auteur, les négociations autour des réformes très inquiétantes du gouvernement en matière sociale, la mise en place complexe du CNM (Centre National de la Musique), la mission Racine sur le statut de l’auteur, la participation aux Etats Généraux du Livre, la présence dans les festivals, Angoulême, Cannes, les Forums itinérants de la Musique à l’image, jusqu’à la rédaction du contrat commenté en Bandes Dessinées ou la mise au point de la convention initiale entre auteurs dans l’Audiovisuel nous avons eu du pain sur la planche ; et cela va continuer naturellement. Des menaces subsistent à tous niveaux et d’autres se profilent comme la réforme de l’audiovisuel, le tout sur un fond de baisse générale des commandes et des tarifs pratiqués, aggravés par un passage au numérique qui se fait la plupart du temps à nos dépends. Et puis le SNAC continue ses tâches habituelles : les dépôts, le conseil juridique, la gestion des adhésions, la tenue des comptes, j’en oublie certainement. Toute ces actions nous les menons avec un esprit exemplaire, j’en suis témoin et je tiens à le souligner, que ce soit en matière de respect de notre diversité, de l’égalité hommes-femmes, de soutien et d’écoute des plus faibles, et, en interne, de souci constant de dialogue et de mise en balance à la fois des initiatives individuelles et de la stricte observation des règles démocratiques

[TABLE RONDE VIDEO] La BD à l’écran : quels enjeux ?

Actualités [TABLE RONDE VIDEO] La BD à l’écran : quels enjeux ? A l’occasion du 72e Festival International du Film de Cannes, le Syndicat National des Auteurs et des Compositeurs organise en partenariat avec la Région SUD Provence Alpes Côte d’Azur et d’Azoth Studio, une table ronde sur l’adaptation de la Bande Dessinée à l’écran qui réunira un large panel de professionnels : Christelle Pécout, dessinatrice et vice-présidente du SNAC groupement BD ; ERROC, scénariste de BD ; Maître Patrick Vilbert, avocat spécialiste en droit de la propriété intellectuelle, Hervé Trouillet, réalisateur & producteur (SHIBUYA Production) ; Cécile Pico, chargée de production (UGC IMAGES) ; Marc Rius, scénariste & producteur (TU NOUS ZA PAS VUS) ; Laurent Duvault, directeur du développement audiovisuel international (MEDIATOON). Comment réussir l’adaptation d’une bande dessinée sur le plan scénaristique ?  Quelle est la réglementation en vigueur ? Quelles sont les démarches à suivre et les pièges à éviter ? La table ronde sera également l’occasion de parler de la nouvelle directive européenne sur le droit d’auteur et des pratiques vertueuses en matière d’édition au travers du contrat commenté… L’événement se tiendra au 72ème FIF, à Cannes, au Village Pantiero, Pavillon 205, Région SUD Provence Alpes Côte d’Azur. (Attention, l’accès au village Pantiero est réservé aux festivaliers accrédités.) Suivez l’événement sur notre Page Facebook, en direct et interagissez avec #SNACCANNES sur Twitter & sur Facebook. Rendez-vous sur https://facebook.com/snac.Fr.

L’appel aux cinéastes

Actualités L’appel aux cinéastes Les deux associations de traducteurs et traductrices de l’audiovisuel l’ATAA et l’AVTE ont interpellé les cinéastes, dans un article paru le mois dernier sur le blog de l’Ataa. Cinéastes et traducteurs ensemble “Le sous-titrage joue un rôle capital dans la carrière internationale d’un film. Ces dernières années, le nombre de spectateurs qui regardent des séries et des films en version sous-titrée a considérablement augmenté avec le développement des plateformes de streaming. Pourtant, la qualité des sous-titres paraît de plus en plus négligée. Et aujourd’hui, tout le monde croit savoir écrire des sous-titres. En 1976, le grand scénariste américain Ernest Lehmann s’adressait ainsi à de futurs cinéastes à l’American Film Institute : « Inconsciemment, tout le monde ou presque croit savoir écrire un scénario aussi bien qu’un scénariste. Il serait impensable qu’un scénariste dise à un réalisateur comment réaliser, à un producteur comment produire, à un acteur comment jouer, ou à un chef opérateur comment éclairer une scène. Pourtant, il n’est pas impensable que le premier venu dise à un scénariste comment écrire un scénario. » Il suffit de remplacer « scénariste » et « écrire » par « traducteur » et « sous-titrer » pour que ces mots décrivent à la perfection la situation des traducteurs audiovisuels et les pratiques de sous-titrage aujourd’hui. Car, en effet, tout le monde croit savoir écrire des sous-titres. Tout le monde croit aussi que cela se fait en un rien de temps, que cela ne coûte pas cher et devrait coûter encore moins cher, qu’il suffit d’avoir un logiciel de sous-titrage sous la main pour sous-titrer et que les traducteurs ne sont ni plus ni moins que des « prestataires de service ». C’est pourquoi nous souhaitons alerter les cinéastes du monde entier sur l’importance de faire sous-titrer leurs films par des traducteurs professionnels qui maîtrisent non seulement les langues, mais surtout le langage du cinéma. Nous savons qu’un film est le fruit d’un long processus créatif, financier et technique. Par conséquent, nous savons qu’il est de notre devoir d’apporter le plus grand soin au fond et à la forme de nos sous-titres sur l’écran, grand ou petit, et que ceux-ci doivent bien se lire et se fondre dans l’image et le rythme du film. Autrement dit, les traducteurs professionnels savent ce qu’ils font. Nous sommes heureux de voir que, dans le secteur du cinéma, d’autres que nous en ont conscience. Par exemple, Bruce Goldstein, fondateur la société de distribution américaine Rialto Pictures, a pris la peine de réaliser un excellent documentaire dont le titre résume tout : The Art of Subtitling, l’art du sous-titrage. « Les dialogues traduits d’un film, ces titres qui apparaissent au bas de l’image, se remarquent rarement. Sauf s’ils sont ratés. Et c’est bien normal. Un bon sous-titre est fait pour ne pas être remarqué. Pour être presque invisible », explique-t-il. Nous pensons également que les sous-titres ne doivent pas se remarquer car ils font partie du langage du cinéma, tant qu’ils ne le brouillent pas. Hors de sa zone linguistique d’origine, un film ne veut pas dire grand-chose pour des spectateurs étrangers s’il n’est pas traduit. Mais il doit être sous-titré de manière à ce que ces spectateurs l’apprécient autant que ceux qui en comprennent la ou les langues originales. Sinon, au lieu d’être invisibles, les sous-titres se remarquent et brouillent la perception de l’image, des dialogues et du son par les spectateurs. Roma, d’Alfonso Cuarón, en offre un exemple récent, et malheureux, dans ses versions sous-titrées en anglais et en français (et probablement dans d’autres langues). Le film a été récompensé par les Oscars du meilleur film étranger et de la meilleure image (en plus de celui du meilleur réalisateur) sur la foi de la version sous-titrée en anglais. Mais cette version est loin de répondre aux usages professionnels (voir cet article) et ne rend pas justice aux images magnifiques qu’a créées son réalisateur/chef opérateur. En outre, d’après ce que nous savons actuellement, les versions sous-titrées dans d’autres langues l’ont été à partir des sous-titres anglais et non de l’espagnol et du mixtèque, langues originales du film. Roma est actuellement l’exemple le plus connu d’une situation aussi déplorable. Mais il y en a eu bien d’autres dans le passé. Pour nous, traducteurs audiovisuels professionnels, pareille situation ne doit plus se reproduire. Le cas de Roma montre aussi que, lorsque les cinéastes choisissent de participer au sous-titrage de leurs films, ils doivent prendre conseil auprès de sous-titreurs professionnels. Quand un film est étalonné ou mixé, son réalisateur ou sa réalisatrice a évidemment son mot à dire quant au résultat qu’il ou elle souhaite obtenir. Mais les cinéastes travaillent étroitement avec des étalonneurs et des mixeurs professionnels qui savent les guider pour obtenir ce qu’ils désirent. Il en va de même du sous-titrage, qui appartient au langage du cinéma. Les traducteurs professionnels qui maîtrisent « l‘art du sous-titrage » savent trouver la bonne traduction. Ils savent aussi comment donner au sous-titre une forme et un contenu corrects et le placer au bon endroit. Nous effectuons un travail créatif pour écrire des sous-titres qui se fondent aussi bien que possible dans la trame du film. Nous ne sommes pas des « prestataires de service ». Nous sommes au service des films, de leurs créateurs et du public. Cinéastes du monde entier, nous sommes à vos côtés et faisons de notre mieux pour que vos films soient compris par des spectateurs qui parlent d’autres langues que celles de vos œuvres. Aujourd’hui, nous vous appelons à nous soutenir afin que nous puissions continuer à réaliser ce travail créatif qu’est la traduction de vos films.” L’appel aux cinéastes est disponible en anglais : Filmmakers and translators unite!